Comment le facteur “Bonheur” influencera l’industrie du golf?

Cet article s’adresse aux professionnels du golf. À ces femmes et à ces hommes qui enseignent le golf et qui nous aident tous à développer notre facteur de “Bonheur”. 

Je joue au golf depuis 2005. L’aura et le charisme de Tiger Wood m’ont attiré vers ce sport. Je suis devenu accro dès le premier panier de balle que j’ai frappé. C’était au centre de golf du Stade Olympique de Montréal. Je me donnais comme rêve de jouer « scratch » en huit ans; soit avant mes 46 ans.

Cinq à six soirs par semaine, j’allais en vélo frapper des balles de golf. Au rythme de deux paniers de cent vingt balles par soir, je me suis “fabriqué” un swing. Rien d’élégant ni de très efficace, mais avec l’aide de Daniel Talbot, c’est devenu assez fonctionnel pour tenter ma chance sur un terrain de golf au début de l’automne de cette même année. C’est à ce moment que j’ai découvert que le golf était un exercice de gestion de frustration.

2 ans plus tard, j’ai participé à une session d’analyse vidéo de mon swing à l’Académie Golf Town avec Jean Beaudry. En fonction des images prisent de mon swing, Jean m’a suggéré des exercices afin de corriger certaines de mes lacunes.

Ça m’a beaucoup aidé de visualiser mon swing. Cependant, je n’arrivais pas à croire, en regardant ces images, qu’avec ce swing j’arrivais tout de même à jouer 93. J’étais très découragé. C’est avec les conseils et les encouragements que Jean Beaudry m’avaient donnés qu’en 2007 j’ai réussi à briser le mur du 90 pour descendre ma moyenne autour de 87.

En 2010, la saison de golf a commencé au mois de mars. Un printemps hâtif exceptionnel. Le swing que je traînais avec moi depuis 2005 était à son maximum d’efficacité. Je suis arrivé à baisser ma moyenne autour de 84. J’avais déjà joué une vingtaine de parties lorsqu’en mai je suis devenu membre au Country Club Montréal à l’occasion du centenaire du Club.

En 2013, en voulant progresser vers mon rêve, j’ai laissé un autre membre du club me coacher. C’est à ce moment que la machine a complètement déraillé. Je n’aurai jamais dû, pendant 2 jours, écouter les conseils de ce membre qui se prenait pour un enseignant. J’ai vécu trois semaines de frustration extrême. C’est comme si j’avais reculé dans le temps de 7 ans… C’est avec une moyenne de 92 et un rêve en miette, que je suis finalement aller voir le pro du club.

C’est à ce moment que Francis Bergeron, l’instructeur en chef au Country Club Montréal, m’a redonné le sourire. Il m’a donné des exercices à faire afin de me rééduquer à partir de la base. L’idée était simple, il fallait obtenir de petits succès, me concentrer sur eux et ne plus focaliser uniquement sur mon pointage. 

Certes je n’ai pas atteint mon rêve de jouer “scratch” en huit ans. Cependant, en 2016 j’ai fait mes six points lors de l’interclub classe “B” à St-Hyacinthe. En 2017, j’ai gagné notre championnat du club classe “B”. J’ai surtout appris à intégrer dans ma vie, la patience, le respect, l’honnêteté, l’humilité, l’entraide, le leadership, la persévérance, le travail d’équipe et la confiance en moi.

Aujourd’hui, je joue souvent en bas de 80 et j’ai un swing sur lequel je peux me fier. J’ai beaucoup plus de plaisir à jouer maintenant grâce aux différents instructeurs de golf que j’ai eu le privilège de côtoyer.

Sans ces instructeurs, je crois que je ne jouerai plus au golf. Mon facteur de “bonheur” dans ce sport serait au plus bas. Un merci spécial à mon ami Francis Bergeron qui, avec ses enseignements et sa philosophie, m’a permis de découvrir le facteur de “Bonheur”.

Laissez-moi vous expliquer le facteur de “Bonheur”.

Pour être heureux, il faut accomplir des choses et en tirer de petites victoires, de petits succès. C’est avec de petits succès qu’on a le désir de recommencer l’expérience. Je crois que le golf n’échappe pas à cette simplicité.

Le facteur de « Bonheur » est directement proportionnel au taux de rétention des golfeurs. C’est déjà un sport très difficile. Alors, sans vous mettre en position de succès, votre intérêt pour le golf peut diminuer rapidement.

Comment peut-on se mettre en position de succès? Simplement en suivant des cours de golf. Je pense que nous pouvons développer notre industrie en donnant des leçons de golf à un maximum de gens.

Selon moi, nous pourrions atteindre les résultats suivants :

  • plus de golfeurs
  • plus de joutes de golf par golfeur
  • plus de plaisir par golfeur
  • plus d’argent à se partager dans l’industrie du golf

J’ai appris beaucoup sur l’industrie du golf en m’impliquant dans le comité marketing du Country Club Montréal. Gagnant ma vie en aidant des entreprises à se déployer sur internet depuis 2002, on voulait mon opinion concernant l’approche du club sur internet.

Les membres de ce comité étaient tous très compétents. Nous avions beaucoup parlé des enjeux de l’industrie du golf. Notamment, comment la clientèle était différente de celle des années quatre-vingt. Aujourd’hui, les pères de famille demeure une clientèle importante des clubs de golf. Pour ce type de client, une approche marketing différente est nécessaire car son rôle et ses responsabilités familiales ont changé. Le même constat peut être fait pour les femmes golfeurs.

Lors de nos rencontres, nous avions aussi discuté de l’influence du facteur “Super Héro”. Plus un sport développe de “Super Héros”, plus on en parle dans les médias. Plus on en parle dans les médias, plus il y a de joueurs actifs de ce sport. Ce facteur m’a influencé à devenir golfeur en 2005. Il est également facile de valider cette théorie en observant l’industrie du tennis canadien.

Cependant, la philosophie et les tactiques de mise en marché ont changées en même temps que notre culture des médias sociaux. Les instructeurs qui ont du succès utilisent des méthodes différentes que celles de 2010 ou 2015.

Nous devons nous regrouper pour discuter des nouvelles façons de promouvoir les leçons de golf. Un nouveau groupe bilingue a été créé sur FaceBook. Cette communauté de pratique s’adresse uniquement aux instructeurs de golf. Je souhaite y réunir des instructeurs de golf de partout en Amérique du Nord. Je vous invite à devenir un membre actif de ce groupe.

L’objectif de la communauté des Golf Marketing Hackers est de partager des tactiques, des astuces, des informations de vente et de marketing afin de pouvoir vendre plus facilement des leçons de golf. 

Plus il y aura de leçons de golf de donner dans une année, plus il y aura de joutes de golf dans une année!

Créons ensemble une vague de fond qui changera positivement l’industrie du golf.